Catherinettes : et vous en connaissez-vous en une ?

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Catherinettes

Crédit photo : Pixabay/domaine public

Le 25 novembre, jour de la Sainte Catherine, célèbre les Catherinettes.  Et vous en connaissez-vous-en une ?

Hoptimiz Leblog vous propose de revenir sur ce surnom qui désigne les jeunes filles toujours célibataires à 25 ans appartenant à la tradition de la Sainte Catherine.

L’origine de la journée des Catherinettes :

Sainte Catherine, célébrée le 25 novembre, n’est autre que la patronne des « filles à marier ».

Née à Alexandrie, Sainte Catherine a toujours d’après la légende refusé de se marier. Originaire d’une famille noble d’Alexandrie, Catherine se convertit au christianisme à la suite d’une vision. L’empereur Maxence, qui persécutait les chrétiens, lui proposa de renoncer à sa foi en échange d’un mariage royal. Catherine refusa et allégua qu’elle avait contracté avec le Christ un mariage mystique.

On raconte qu’elle tint tête à toute une armée de philosophes qui lui avaient été envoyés pour lui démontrer la fausseté de sa foi et réussit même à les convertir. L’empereur la condamna à mourir du supplice de la roue.

La légende dit que la roue se brisa miraculeusement, et qu’elle fut donc finalement décapitée vers l’année 310, un 25 novembre.

Catherinettes : aujourd’hui que reste-t-il de la tradition ?

À Vesoul, cet événement est, en effet, encore très pris au sérieux. De cette tradition vieille de 700 ans où l’on emmenait autrefois les jeunes filles célibataires à la foire pour qu’elles y dégotent un mari, ce jour rassemble chaque année 50 000 visiteurs…

« Sainte Catherine, soyez bonne
Nous n’avons plus d’espoir qu’en vous
Vous êtes notre patronne
Ayez pitié de nous
Nous vous implorons à genoux
Aidez-nous à nous marier
Pitié, donnez-nous un époux
Car nous brûlons d’aimer
Daignez écouter la prière
De nos cœurs fortement épris
Oh, vous qui êtes notre mère
Donnez-nous un mari »

Cette comptine populaire garde pourtant un goût actuel dans la ville de Vesoul, où s’organise annuellement en marge de la foire agricole un concours de Catherinette. L’origine de cette foire est donc liée au passage à l’hiver, quand les vendanges sont terminées et que les paysans viennent vendre les dernières récoltes. Deux traditions symbolisent cette grande fête populaire : les filles aux chapeaux jaunes et verts et les cochons.

Les Catherinettes :

Ces jeunes filles âgées de 25 ans dans l’année mais aussi et toujours célibataires. Ainsi pour répondre à la coutume, leurs copines leur confectionnent des chapeaux pour le moins originaux.

Un accessoire  indispensable  qui doit répondre à deux critères. La couleur d’abord, ils doit être vert, la couleur de l’espérance, celle de trouver un mari et le jaune celle du symbole du mariage manqué. La décoration ensuite, les objets, dessins divers et variés qui ornent le couvre-chef doivent représenter le travail de la catherinette. Bon, dans la pratique, les demoiselles ne cherchent pas vraiment un mari, mais participent surtout pour passer un bon moment.

Les petits cochons

L’autre symbole de la Sainte-Catherine, et n’y voyez là aucun lien, ce sont les petits cochons. En chair d’abord, autrefois, les habitants du secteur venaient à la foire tous les 25 novembre pour acheter un cochon à engraisser pendant l’hiver. Certaines bêtes sont également mises en concurrence dans des mini courses très populaires. Aujourd’hui, les visiteurs repartent plutôt avec un cochon en pain d’épices, dont la queue a été transformée en sifflet.

Flatteuse cette fête ?

Cette grande fête folklorique essuie tout de même des critiques, qui estiment qu’il s’agit là d’une dégradation de l’image de la femme.

L’an dernier, selon un article des DNA, dans les colonnes du journal, l’association « Osez le féminisme » avait taillé un costume aux Catherinettes. Sa porte-parole, Marie Alibert, était « affligée » devant « un spectacle aussi dégradant, organisé le même jour que la journée internationale contre les violences faites aux femmes ». Et d’ajouter : « La Sainte-Catherine, c’est l’humiliation des femmes qui n’ont pas réussi leur rôle social tel qu’il est pensé dans une société patriarcale, où la femme est, avant tout, une épouse et une mère ».

Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes femmes et jeunes hommes se marient tard ou ne se marient plus du tout. On reste plus tard chez ses parents c’est que l’on nomme le phénomène « Tanguy et on vit en concubinage. Être célibataire à 25 ans et plus n’est désormais plus une honte.

Enfin, pour conclure, il faut savoir que les hommes célibataires ont eux aussi leur saint patron en la personne de Saint Nicolas. En effet, tout comme on dit « coiffer sainte Catherine » pour les filles, on dit « porter la crosse de Saint Nicolas » pour les garçons.

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